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Aérodrome de LA MOLE 1989/2003 * LFTZ * LTT - - - Aéroport international de ST TROPEZ- LA MOLE

1990/2000 - les 10 plus importantes années dans l'évolution de l'aérodrome de La Mole

1993 ESCALE p int2 extrait

  1990/2000 - 10 ans qui marquent de façon déterminante la modernisation du "terrain d'aviation" au point qu'à ce jour, aucune autre étape de cette envergure n'a fait évoluer l'infrastructure ou les dimensions de l'aérodrome de La Mole.

Cette période est aussi celle de la présidence de Jean-Jacques Vaissière à la tête de la Société privée gestionnaire de l'aérodrome de La Mole, et de ses activités en tant que Gestionnaire Aménageur - Cas unique en France, d'une société privée gestionnaire d'un aéroport ; l'activité étant, généralement, dévolue aux Chambres de Commerce - CCI ou Syndicats Mixtes.

    - 1991 - Servitudes aéronautiques

Terrain d'aviation privé, géré successivement par des sociétés privées, l'aérodrome de La Mole n'avait pas fait l'objet d'une normalisation administrative particulière.

Inscrit sur la liste 3 des aérodromes français, il n'avait pas l'encadrement d'un Plan de servitudes aéronautiques pour la signalisation et l'application des règles de bases en matière de sécurité aérienne.

Cette démarche, indispensable pour le développement de la plate forme, entreprise par JJ Vaissière, a connu - en 1991 - le soutien du Premier Ministre.

Le Ministre des Transports promulguait l'Arrêté portant sur les "Servitudes aéronautiques" le 30/07/1991.

Opposables aux Tiers, elles définissent le cahier des charges de la sécurité aéronautique, avec la délimitation des zones terrestres concernées et les limites des hauteurs des obstacles (arbres et autres) sur les propriétés voisines, à l'intérieur de la zone, appelée Plan des servitudes aéronautiques publié au Journal Officiel le 15/08/1991.  

Ce document est annexé au PLU de la Commune.

Il contraint le gestionnaire à sa bonne application. 

Les conditions de son application chez les propriétaires privés riverains concernés sont fixées dans l'acte notarié établi par la société gestionnaire qui, le 07/07/1992, choisi de prendre en charge toutes les interventions nécessaires et d'offrir aux propriétaires privés le choix du traitement des élagages et la garantie de la remise en état des parcelles visitées. 

De 1992 à 2003, a été fait le choix de "coupes limitées au strict nécessaire", tendant à conserver le paysage forestier de la Vallée de La Mole et à épargner la bio masse, écran naturel contre la dispersion du bruit.

notar c 1992 - Premier grand événement  sur l'aérodrome de La Mole le constructeur américain McDONNEL DOUGLAS a choisi la Côte d'Azur et le Golfe de Saint Tropez pour faire la présentation officielle, pour toute l'Europe, de son nouvel hélicoptère, le NOTAR - NO TAil Rotor - magnifiquement mise en scène par Jean Michel JARRE dans l'écrin de verdure de la Vallée de La Mole

     - 1993 - Nouvelle piste      1993 en service nouvelle piste

Outil principal de cette infrastructure, la piste d'origine, d'abord piste en herbe - puis bande de bitume ordinaire créée en 1983 - a fait l'objet d'une étude technique pointue, croisant des paramètres importants en terme de sécurité et de performances aéronautiques : le résultat a conduit JJ Vaissière - gestionnaire aménageur - a choisir un partenariat avec la Société Chimique de la Route qui - en 1993 - proposait un matériau innovant - inconnu dans le milieu aéronautique - composé d'un bitume a forte granulométrie, enrichi aux élastomères,  et profilé, dont les caractéristiques les plus intéressantes révèlent :                                                   

- Qualité d'adhérence nouvelle, en matière de piste d'avions ; meilleures performances à l'atterrissage.

- Qualité de drainage de la piste : en cas de pluie, grâce à son profil bombé, et à sa granulométrie élevée, l'eau ruisselle naturellement vers les cotés latéraux, évitant toute flaque - dit flash - sur le revêtement, préservant ainsi ses qualités d'adhérence.

- Souplesse du matériau, améliorant, d'une part, le contact des appareils lors des atterrissages, et d'autre part, limitant lors des grandes variations de températures estivales les effets de distension du bitume aux élastomères.

Sous observations la première année pour mesurer les effets de roulage des avions sur ce revêtement, la nouvelle piste n'a donné aucun signe de dégradation.

En 1996 - 3 ans après - le Service des Bases aériennes, avec les instruments de mesure officiels, confirmait la totalité des qualités et des performances annoncées par le constructeur, et aucune marque d'usure anormale ou anticipée du produit.  

Le Directeur de la DAC d'Aix en Provence mettait en évidence, lors d'une réunion en Sous Préfecture de Draguignan - le 20 juillet 2006, les qualités particulières du revêtement de la piste de l'aérodrome de La Mole.

1993-PK1b.jpg

      - 1994 - installation des P A P I

Aides lumineuses à l'atterrissage : l'aérodrome de la Mole est a usage restreint et sa piste n'est utilisable que du "lever au coucher du soleil".

Les horaires sont officiels et publiés par le SIA. (Service d'Information Aéronautique)

La piste a été équipée en 1994 d'une "aide lumineuse à l'atterrissage" et de "feux à éclats" afin d'assister les pilotes dans la manœuvre d'atterrissage "à vue" : terme indiquant que la piste n'est pas équipée d'instrument de radio guidage et que le pilote doit procéder à ses manœuvres d'approches, manuellement, et avec toutes les garanties visuelles requises.

Ces éclairages utilisés en plein jour permettent d'assister les équipages dans le positionnement d'approche des aéronefs.

     - 1995 - service AFIS

En tant que terrain "à vue", les usagers de l'aérodrome de la Mole utilisaient la piste en "auto-information".

L'aérodrome ne disposait pas de Tour de contrôle, ni de personnel spécialisé pour le contrôle aérien.

En 1994, l'agrément de la DGAC permet la création du service AFIS avec des personnels formés et entièrement dédiés au service d'information en vol, apportant aux usagers une assistance technique radio exclusivement vouée aux conditions météorologiques locales et aux services au sol.

Cet agrément - spécifique - pour un gestionnaire privé d'aérodrome, accorde la possibilité à la société d'employer des personnels spécialisés qui se trouvent à la fois, salariés du gestionnaire et sous la responsabilité de la DGAC dans le cadre stricte de leurs activités "d'information au sol".

17/02/1995 : Protocole d'accord relatif à l'organisation et au foncionnement de l'organisme d'information de vol (A.F.I.S) - Extrait - Art 2  - "Les agents du gestionnaire agissent en qualité d'agents d'exécution de l'Administration".

      - 1995 - Nom de code   LTT  :

Indispensable à la desserte commerciale, il n'existait pas.

En 1994, l'évolution des infrastructures permettait d'envisager la création de lignes régulières saisonnières commerciales

JP Magnin - autre actionnaire historique de la CFSE - mis JJ Vaissière en relation avec Moritz Suter - Président de la dynamique et jeune Compagnie Régionale Suisse CROSSAIR.

A cette période, CROSSAIR desservait depuis son siège social de BALE et au départ de Genève - Zurich et Lugano, les principales capitales et grandes places de la Finance européennes.

Afin de rentabiliser ses avions, moins actifs les week-end et en périodes estivales, CROSSAIR prospectait de nouvelles dessertes vers les cités balnéaires et autres grands lieux de villégiature du Sud de l'Europe.

Un sondage auprès des passagers des vols de la Compagnie à destination de Nice, mettait en évidence que 6 passagers sur 10 n'avaient pas pour destination finale le département des Alpes Maritimes, mais celui du Var et plus précisément le secteur du Golfe de StTropez ...

La niche commerciale était trouvée.

Habitués des aéroports particuliers (London City), les équipages avaient aussi l'habitude des terrains de montagne (Lugano) ; avantage technique à relier avec les caractéristiques de la piste de La Mole (piste courte dans une vallée entourée de collines).

Par ailleurs, les performances des avions choisis - SAAB 340 - allaient très vite confirmer la faisabilité du projet.

- 1 - Niche commerciale. - 2 - Avion adapté. - 3 - Commercialisation : - Comment ?

Afin de pouvoir répondre aux exigences de la commercialisation des vols , il fallait obtenir une codification IATA ? ? ?

IATA : International Air Transport Association, gère, organise et supervise, depuis l'origine de la commercialisation du transport aérien, les communications indispensables entre les aéroports et les compagnies, dans le monde entier.

La codification IATA est exclusive et indispensable. Elle se distinguait alors par un support particulier, une ligne spécialisée : le TELEX.

Elle utilise des codifications spécifiques :  > le trigramme (3 lettres) pour les aéroports : ex : NCE : Nice - TLN : Toulon-Hyeres - GVA : Genève  - CDG ... JFK ...  >> des sigles de 2 lettres pour les compagnies : ex : AF : Air France - LX : Crossair - LH : Lufthansa - ... >>> et d'autres ...

L'assemblage des codes crée un vocabulaire et la ponctuation un véritable langage rigoureux qui se rédige en UT ou TU : le temps universel - du méridien de Greenwich - à travers le monde entier.

Approchée pour cette demande toute particulière, la DGAC était peu optimiste sur les chances d'obtenir promptement une codification !

CROSSAIR, toujours réactive, mis le service de l'administration de La Mole en relation avec le Président de IATA, au siège social de Genève, qui confia aussitôt à ses services la mission de créer la codification pour StTropez.

C'est avec IATA - Canada - Montréal, et en quelques heures, que fut crée la codification de StTropez : STP STZ SPZ ... Étaient déjà attribués ! C'est donc, parmi quelques trigrammes encore disponibles que fut retenue la joyeuse consonance de L T T - sans aucun rapport avec un lieu, des personnes ou des événements ayant pu existés ...

   LTT était né ... 

... Imaginez, lors de l'atterrissage du 1er vol régulier saisonnier LX GVA-LTT - Genève- StTropez de CROSSAIR - l'émotion, la fierté et la joie de toute l'équipe de JJ Vaissière qui avait oeuvré à la réussite de la première liaison transalpine entre la Suisse et le Golfe de StTropez !

LTT définitivement lié à StTropez et banalisé à travers les systèmes de réservation de la Cie CROSSAIR et sur les tableaux d'affichage des aéroports de Genève - Zurich - Munich et plus tard de Nice.

1997 LH CARD1997 la saison s'annonce "bien"

CROSSAIR reprend les lignes au départ et à destination de Génève et LUFTHANSA  rentre en piste en annonçant 3 vols réguliers en provenance et à destination de Munich ...

            ... Sauf que ...

1997 restera pour toujours comme l'année noire de la décennie :

Le vendredi 28 mars - week-end de Pâques, premier grand week-end marquant traditionnellement le début de la saison estivale et la reprise des lignes régulières, par NOTAM - Notice TO Air Man -  sans concertation, ni préavis, la DGAC informait le gestionnaire et les usagers "de l'interdiction d'utiliser la piste de l'aérodrome de La Mole aux avions de plus de 5.7 tonnes et/ou de 10 places". 

Les restrictions d'utilisation prises de manière brutale et unilatérale ont failli anéantir l'avenir de cet équipement.

La méthode employée par la DGAC a été ressentie, par tous les professionnels, comme une très grande injustice ; notamment par Moritz Suter - Président de CROSSAIR et Pierre JEANNIOT - Président de IATA - et de nombreux autres Chefs pilotes et Dirigeants de compagnies d'Aviation d'Affaires françaises et étrangères .

L'Administration aurait certainement agit autrement, si l'aérodrome de La Mole avait été une structure publique.

Bernard Pons - Ministre des Transports - ayant signé l'Arrêté des nouvelles conditions d'utilisation très restrictives, reconnaissait, quelques mois plus tard, que "le rapport d'évaluation établi par l'OCV, avait amplifié la réalité des dangers potentiels de cet équipement dus à son aérologie et son environnement particuliers".

L'histoire démontrera que ces  limitations très importantes, prises par la DGAC, ont brisé la modernisation et le développement d'un équipement de proximité remarquablement adapté à l'économie touristique de cette région.

Conséquences Immédiates

- Diminution très importante du trafic.

- Diminution du chiffre d'affaire entraînant des Pertes d'Exploitation abyssales.

- Nécessité d'augmenter les capitaux propres pour financer les travaux indispensables à la reprise d'une partie du trafic des avions lourds.

Élargissement de la piste de 22 à 30 mètres.  

- Nouvelle Trouée opérationnelle et coupe importante des arbres.

Les décisions prises permettaient d'envisager, si l'Aéroport s'en donnait les moyens, de s'engager dans une voie de réformes encadrées, convenant , avec 3 ans d'avance, sur les normes européennes (JAROPS1), et sans apporter de changement spectaculaire, de placer l'aérodrome de La Mole, non pas dans un cadre réglementaire "nouveau ou supérieur", mais un cadre fixant définitivement les conditions d'utilisation de la piste, et balayant, du même coup, bon nombre d'a priori anciens concernant la sécurité de l'aérodrome de La Mole. 

      -  29 mai 1997 - Arrêté ministériel modifiant l'arrêté du 15 mars 1973 portant sur création et agrément de l'aérodrome de LA  MOLE. 

      - une Trouée opérationnelle , Complémentaire des servitudes aéronautiques auxquelles elle est superposée, la Trouée opérationnelle définie un second périmètre de sécurité, plus important, de la zone de décollage vers l'Est - piste 06 - 

Rendue indispensable par l'Arrêté ministériel de 1997 portant sur "l'utilisation de la piste par les avions lourds - plus de 5.7 tonnes et/ou 10 places"  

Contrairement au Plan des servitudes aéronautiques, elle n'est pas opposable aux Tiers et a fait l'objet d'une cartographie particulière indispensable à la constitution du dossier de "demande d'autorisation d'utiliser la piste" par les avions lourds des compagnies ou des propriétaires privés.

       - Avril 1998 - Octobre 1998-  Homologation de la piste dans sa nouvelle largeur  - 30 mètres - permettant de fixer et de publier "les nouvelles conditions d'utilisation de la piste" et de promulguer le dossier de "demande d'autorisation d'utiliser l'aérodrome de La Mole pour les avions de plus de 5.7 tonnes et/ou de 10 places"

Un bon nombre de Compagnies ont fait la démarche - mais pas toutes !

! Imaginez ? avant un grand déplacement en voiture, devoir "repasser votre permis de conduire" 

  Dans le cas de l'aérodrome, les Compagnies doivent démontrer, la qualité de leurs pilotes, qualifiés pour le terrain de La Mole, et les caractéristiques de l'avion : calcul de performances à l'Atterrissage et au Décollage en conditions maximales de charge et dans tous les contextes météorologiques…

  Le Chef pilote de la Compagnie, doit présenter ensuite son dossier, devant un collège de Responsables de l'Aviation Civile et de l'Office de Contrôle en Vol, qui délivre "l'autorisation d'utiliser l'aérodrome de La Mole".

  Cette démarche a écumé un certain nombre de compagnies et d'usagers, ( ... perte de temps, surcoût, nouveaux contrôles ...) 

  Privé d'une grande part de ses recettes, la Société Gestionnaire, au cours de cette 2ème année de restrictions se trouvait devant de grandes difficultés financières et on ne peut évoquer cette période, sans parler de "chiffres" :

 1997 … 1999 ... 

Perte d'exploitation, due à la baisse d'activité et aux frais de fonctionnement Investissements pour les travaux rendus indispensables par le nouvel Arrêté = 10 millions de Francs / 1.5 millions d'Euros.

Mais après "la crise de 97"… plus que jamais, le projet de l'aéroport gardait tout son intérêt  : 

  • Il fallait restaurer la confiance des Clients, les accompagner le plus largement possible pour les "dossiers de demande" et poursuivre l'élan commercial interrompu dans le développement des lignes saisonnières avec la Suisse, et d'autres.   
  • Maintenir l'information et le contact avec le petit monde de l'aviation, indispensable, pour coordonner la "reconnaissance" de la transformation du terrain de La Môle auprès de l'UCCEGA : Union des Chambres de Commerce & d'Industrie et Gestionnaires d'Aéroports, des Compagnies de vol à la demande, françaises et étrangères, des usagers et des partenaires.
  • Faire connaître, la bonne reprise des activités de l'Aéroport, des avions lourds de l'aviation privée et de l'aviation à la demande ; le maintien des vols commerciaux connus et la création de nouveaux services, aux Elus, aux Représentants des Collectivités locales et aux partenaires professionnels du Golfe de Saint-Tropez.

 Avec la perspective du retour "à la normale" du trafic, JJ VAISSIERE s'attelait à la poursuite du Projet essentiellement concentré sur : 

- les capacités à développer les liaisons commerciales existantes et nouvelles, avec la Suisse, l'Allemagne (1999 - Munich-St Tropez, mais aussi, l'Autriche et l'Italie ; et avec la France : Lyon, Nice, Paris ? peut-être ...

- la demande de la Clientèle, toujours plus diversifiée, exigeante et dans l'attente de services qui l'achemineraient au plus près de Saint-Tropez.

Les conditions d'exploitation en Transport Public imposaient des mesures de sécurité, de sûreté que les infrastructures de l'époque n'offraient pas : Zones de circulation, Espaces de traitement des Passagers, des bagages, … une tentative d'aménagement provisoire au cours de la saison de 1999, dans une partie des bâtiments techniques, avait permis d'entrevoir une solution.

L'aménagement "provisoire", de cette partie des bâtiments techniques (600m²) en Terminal, permettrait d'apporter les conditions idéales de traitement des Passagers, en attendant un permis de construire, prévu de longue date et correspondant mieux aux besoins de l'Aéroport.

.../... La poursuite de ce projet était indispensable, mais requérait, encore une fois, des capitaux.

C'est au cours de cette période qu'ayant appris que la société était à la recherche d'investisseurs, que M. REYBIER, par l'intermédiaire de son Chef pilote, A.DAVID, a souhaité étudier le dossier.

D'autres projets de M. REYBIER et les moyens gigantesques qu'il disait vouloir mettre en œuvre dans le Golfe de Saint-Tropez, rassuraient sur son attachement à la Presqu'île, et sur les possibilités de ses engagements à long terme ; le rapprochement possible des autres projets avec l'aéroport, les intérêts communs, les retombées pour les structures, le panache pour celles-ci, qui rejoindraient rapidement le "cercle restreint" des belles entreprises du Golfe de Saint-Tropez … JJ Vaissière - mis en confiance - décidera de céder la majorité du capital de la société à un financier - M. Reybier. 

      - février 2000 - Entrée du nouvel actionnaire - 

création de LTT Holding au Luxembourg

pour recevoir le nouvel actionnariat de AGST

      - 2000 - Aménagements du bâtiment technique existant :   600 m² adaptés :

Terminal embarquement  

Les nouveaux espaces aménagés pour le traitement des passagers donnaient une véritable et nouvelle dimension à l'infrastructure, qui dans son tout petit format, correspondait parfaitement aux espaces réglementés du Transport Commercial régulier national et international dans un contexte croissant des "mesures de Sûreté"

Fin 2000, l'installation du Terminal achevée, dans la lignée des perspectives développées par JJ VAISSIERE, le nouvel actionnaire réclamait des résultats probants, n'imaginant pas que le type même des activités de l'Aéroport n'était pas dépendant de la seule volonté commerciale de son Président .

Dans les perspectives développées par JJ VAISSIERE, il y avait le projet de liaisons entre Nice et Saint-Tropez : un avion d'une trentaine de places, capable de faire, plusieurs fois par jour, des aller-retour entre les deux Aéroports, permettant aux Passagers de trouver un service aérien, rapide, confortable et financièrement accessible, pour se rendre ou partir de Saint-Tropez, assurant ainsi la continuité des lignes internationales à destination et au départ de l'aéroport de Nice. Imaginée pour 2001, les conditions techniques et financières semblaient être remplies pour 2002.

 - 2002 - Aéroport / Riverains : ... rarement bons voisins  ! 

manifs

Ils contestaient essentiellement les modifications du Plan d'Occupation des Sols - POS - et associaient maladroitement un nouveau bâtiment et l'augmentation du trafic !

(... de façon tout à fait étrange ... l'éviction de JJ Vaissière, en 2003, marquera  le  début d'une pause très prolongée de toutes les manifestations et autres actions ! comme si  le départ de l'ancien PDG avait "arrêter tout ce qui dérangeait" !  ... la posture des cette association et des leaders de cette période, reste un grand sujet de questionnement ...).

Le soutien des Elus du Golfe de Saint-Tropez et du GIE démontrent à travers toutes ces années, que  la ligne politique du développement de l'aérodrome était de valoriser les échanges  économiques entre les régions desservies par les lignes saisonnières, et de démocratiser l'utilisation de l'aéroport pour les habitués du Golfe de St-Tropez, d'une part, et pour les autochtones, aussi !

Le challenge était en bonne passe de tenir ses promesses.

       - 2002 - la navette côtière : Nice-St-Tropez

La création d'une nouvelle ligne aérienne, fût-elle très attendue, nécessite un temps d'adaptation dans les esprits et les habitudes des Passagers, qui peut prendre plus d'une saison ... - Air France n'ayant pas joué le rôle commercial espéré : Le résultat attendu ne fut jamais atteint. Pas assez de passagers = Coûts d'exploitation trop importants - impossibilité de rentabiliser la "navette".

Les pertes d'exploitation contractées avec la "Ligne d'Air France ", qui fut un fiasco financier, ont fragilisé et totalement déstabilisé JJ Vaissière ... Erreurs de gestion, dégradation brutale de son état de santé et hospitalisation d'urgence ...  ... ... les actionnaires l'éloignaient définitivement de cet équipement auquel il avait consacré tant d'années.

       - 2003 -  ...  CHANGEMENT DE CAP

Le Groupe M. Reybier - actionnaire majoritaire - à travers diverses sociétés, décide d'une autre politique - très différente :

- Fin des objectifs de service public et d'intérêt général d'un aéroport de proximité ouvert à un large public d'utilisateurs. M. Reybier précisant aux Elus de la Mole et au Député, que ses nouveaux objectifs visaient un retour à la structure privée réservée à une clientèle privilégiée ... "les lignes régulières et le service public n'étant pas des activités rentables "...

A. David, le nouveau Président déclare, le 27 mai 2004, lors de la Commission Extra Municipale, présidée par le Maire de La Mole - Guy Sauron :

- " il n'est pas prévu d'augmentation de la longueur de piste ..." . - ... "propose que l'élagage des arbres se fasse en partenariat avec la commune ..." - ... et "que l'extension de l'aérogare ne sera jamais réalisée ; les locaux étant suffisants ..." ... le Représentant légal d'AGST prenait officiellement des engagements rassurants pour la Commune et la population ...

Malgré cela, sous le prétexte de l'Application du Plan des Servitudes Aéronautiques, la nouvelle Direction procédait à une destruction massive du paysage forestier du périmètre de l'aérodrome - abattages de 4700 arbres - dans nos pages - oubliant les engagements pris par la société vis à vis des collectivités et des riverains, depuis  l'origine du PSA  " afin de préserver l'intégrité biologique et paysagée du site : maintenir le plus grand nombre d'individus ..." .

Enfin, le projet de détournement ou de recouvrement de la rivière  - à l'étude - doit permettre d'augmenter de 150 mètres <<la longueur de piste utilisable >> afin d'accueillir des avions plus importants, en particulier de vols privés  et de vol d'Affaires (FAlcon DAssault 2000 - DA 900) - La municipalité a manifesté son opposition.

.../... Changement de cap : mais surtout stigmatisation d'événements, de personnalités, et tentatives de détournement de la réalité de Dates importantes et du véritable sens de certains morceaux de l'histoire de la Vallée de la Mole. 

A l'été 2003, de douloureux événements, qui ne seront pas commentés dans ces pages, ont écartés JJ Vaissière de la société gestionnaire. Des différents perdurent entre l'ancien Président et la Société AGST qui ont fait l'objet de plusieurs procédures et expertises judiciaires, tant en France , qu'au Luxembourg.

 

En 2013, la société privée gestionnaire de l'infrastructure aéroportuaire depuis plus de 20 ans - AGST - a été absorbée par le Groupe ACA - "Aéroports de la Côte d'Azur" - institution publique soutenue par l'Etat, la Région et des Collectivités de la Côte d'Azur ... L'histoire continue mais la dimension humaine du projet risque d'être engloutie par les trusts et les obligations inhérentes à la politique des grands groupes.  

 

En 2016, AZZURA - Consortium italien, Nouvel actionnaire majoritaire.

L'Arrêté ministériel, du 28 octobre 2016, a autorisé la cession de la participation 60% détenue par l'Etat français au capital de la Société Aéroport de la Côte d'Azur au consortium italien. Ainsi, AZZURA est devenu l'actionnaire majoritaire de la Société ACA - "Aéroports de la Côte d'Azur" qui comprend :

  • L'Aéroport de NICE,
  • L'Aéroport de CANNES MANDELIEU
  • l'Aéroport de SAINT TROPEZ LA MOLE - Aéroport du Golfe de Saint-Tropez - AGST.

Une page est tournée et l'histoire retiendra, peut-être, l'action visionnaire de quelques personnes passionnées par le projet initié par Jean Jacques Vaissière (1989/2003).               

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